Réunion sur le recul des droits des étrangers

Salle pleine à Athis-Mons lundi 17 mars !

Avec une représentante du collectif des exilés 91 : Dominique Durand, maître Yssam Saidi, Claire Lejeune, Olivier Lecour Grandmaison, et Farid Bennaï, nous avons évoqué la situation catastrophique des étrangers dépendant de la préfecture de l’Essonne. 

En tant que député de l’Essonne, je reçois un nombre croissant de sollicitations concernant des demandes de renouvellement de titre de séjour. 

Les personnes qui parfois vivent ici depuis des décennies, travaillent, et ont des enfants français scolarisés en France voient leur titre de séjour non-renouvelé, ou n’obtiennent aucun document administratif pendant la période de renouvellement. 

Pas de récépissé, pas de document les autorisant à travailler… ils et elles se retrouvent dans des situations d’immense précarité, avec des enfants parfois en bas âge, pour un problème administratif ! 

  • 3 ans de retard pour une première demande de titre de séjour, 
  • une administration complètement dématérialisée, rendue inaccessible 
  • augmentation de 400 % des réclamations depuis 2020, dont un tiers concerne les titres de séjour.

Les étrangers ont des droits, et ceux-ci ne sont plus respectés. Les circulaires Retailleau et Darmanin ne sont pas de simples mesures administratives : elles violent le droit français et européen, et organisent sciemment la précarisation des 5,6 millions d’étrangers vivant en France.

Ces problèmes de préfectures, d’attente, de dématérialisation, sont des problèmes politiques, et le virage réactionnaire que prend nos responsables a des impacts concrets sur nos territoires, appauvrit les personnes démunies, prive de droits les plus précaires. 

Ce n’est pas un simple dysfonctionnement, mais bien un choix politique : celui du mépris des droits fondamentaux.

Pour pallier la défaite de l’Etat concernant le droit des personnes dont il a la charge, il est important de se mobiliser ! Aider les collectifs, les associations, les professionnels du droit qui oeuvrent et aident les personnes précaires. S’inscrire dans la vie politique, voter, et manifester le 22 mars !