Niche parlementaire : jusqu’à minuit pour tout changer !

Demain, jeudi 27 novembre, de 9h à minuit, c’est notre niche parlementaire à l’Assemblée nationale. Une journée importante où, pour une fois, c’est nous – les parlementaires – qui décidons de l’ordre du jour. Une respiration démocratique, rare mais précieuse, qui permet de faire entrer dans l’hémicycle les urgences populaires et les batailles de terrain.

Nous allons présenter neuf textes, huit propositions de loi ou résolutions, qui sont autant de marqueurs de notre programme, L’Avenir en commun, et de ce que serait notre politique si nous étions aux responsabilités. Des textes pour abroger la réforme des retraites, pour nationaliser Arcelor-Mittal, pour rendre les parkings des hôpitaux gratuits, pour abroger la loi Duplomb qui criminalise les plus précaires. Des textes aussi pour affirmer la solidarité internationale avec le peuple palestinien et exiger un embargo sur les armes.

Ces propositions sont toutes issues de combats réels, de revendications portées par des syndicats, des associations, des collectifs citoyens. La niche est un point de jonction entre le travail parlementaire et les luttes sociales. C’est une traduction directe de notre stratégie : un pied dans les institutions, un pied dans la rue.

Nos propositions :

  • Abrogation de la réforme des retraites : Revenir sur l’âge légal ramené à 64 ans — restaurer le droit à une retraite digne, anticipée, pour tou·tes.
  • Nationalisation d’Arcelor-Mittal : Mettre la sidérurgie sous contrôle public pour garantir l’emploi, relancer une production responsable et orienter vers l’acier bas carbone.
  • Refuser l’accord du Mercosur : Le 3 septembre, l’UE a adopté le projet d’accord de libre-échange entre l’Europe et le Mercosur, après plus de 25 ans de négociations. La France doit s’opposer à la mise en place du volet commercial de cet accord, délétère pour notre agriculture, l’environnement, le climat et tant d’autres domaines. 
  • Défiscaliser les pensions alimentaires : Arrêter l’imposition sur l’agent perçu par le parent gardien, afin que chaque euro serve à l’enfant. Elle corrige l’injustice actuelle qui consiste à taxer les mères isolées tout en subventionnant le parent payeur via la déduction fiscale.
  • Gratuité des parkings des hôpitaux publics : Mettre fin aux frais de stationnement pour les patient·es : soigner ne doit pas se payer, l’accès aux soins doit être garanti gratuitement.
  • Faire respecter du droit international à Gaza : Interrompre les exportations d’armes, conditionner la politique étrangère au respect des droits humains — refuser les complicités dans les violences et guerres.
  • Garantir l’égalité d’accès au service public postal en Outre-Mer : Les Outre-mer connaissent un phénomène de vie chère insoutenable ; les prix élevés des produits postaux y participent et constituent une rupture manifeste du principe constitutionnel d’égalité qui s’applique devant les services publics et qui suppose un égal accès de tous les usagères et usagers aux services publics. 
  • Supprimer la CSG pour les apprentis : Protéger les jeunes en apprentissage des effets de l’austérité, garantir un début de vie active digne et valoriser l’apprentissage sans les pénaliser.

Où en est l’opinion publique ?

Un sondage récent met en lumière le soutien populaire aux propositions présentées. Une majorité de Françaises et de Français se dit favorable à plusieurs des mesures : protection sociale renforcée, gratuité des services publics, justice sociale, transition écologique. Le message est clair : ces combats ne sont pas marginaux, ils sont majoritaires.

Une niche en danger — face à l’obstruction parlementaire du RN

Cette niche intervient dans un contexte politique tendu : l’opposition réactionnaire, notamment de l’extrême-droite, multiplie les manœuvres d’obstruction — amendements dilatoires, blocages procéduraux — afin d’empêcher l’examen des textes. Surtout sur la question de l’Arcelor-Mittal, les droitards se sont lâchés, tout est bon pour ne pas faire voter cette loi, qui permet de protéger la sidérurgie française ! Avec 199 amendements du RN et 86 de UDR, les parlementaires de droite son bien décidés à lutter contre les ouvriers français.

Pourquoi c’est important ?

Ces textes sont le reflet des luttes populaires : hôpitaux, retraites, services publics, justice sociale, écologie, solidarité internationale.
Parce que c’est la traduction institutionnelle de nos combats dans la rue.
Parce qu’un vote — un véritable vote — pourrait changer la vie de millions de personnes.