Depuis plusieurs années, les usagers du RER D subissent une dégradation continue de leurs conditions de transport. Aujourd’hui, les chiffres sont sans appel : le RER D est la ligne la moins performante d’Île-de-France, avec la chute de régularité la plus marquée du réseau.
Retards à répétition, trains supprimés, correspondances manquées : pour des dizaines de milliers de voyageurs, le quotidien est devenu un parcours d’obstacles.
À cette situation déjà critique s’ajoute une décision lourde de conséquences : depuis trois ans, aucun train ne circule après 22h30 sur la ligne. Ce choix prive durablement d’un service public essentiel les travailleurs et travailleuses en horaires décalés, les agents hospitaliers, les salariés de la restauration ou de la sécurité.
Pourtant, le système de bonus-malus prévu dans le contrat entre Île-de-France Mobilités et SNCF Voyageurs reconnaît officiellement ces dysfonctionnements.
En 2025, le RER D a généré 2 944 000 euros de pénalités, reversées à Île-de-France Mobilités pour non-respect des objectifs de qualité de service.
Mais ces pénalités ne bénéficient en rien aux usagers qui subissent directement les retards et suppressions. Contrairement à ce qui a été décidé pour certaines branches des RER B et C, aucun dispositif d’indemnisation n’a été prévu pour les abonnés du RER D.
Face à cette injustice, j’ai cosigné, avec six autres députés insoumis, un courrier adressé à la présidente de la Région Île-de-France. Nous y demandons la mise en place d’un remboursement ciblé, d’une indemnisation exceptionnelle ou de toute mesure équivalente pour les usagers du RER D.
Il s’agit d’une question d’équité, mais aussi de respect.
On ne peut pas exiger des usagers qu’ils paient le prix fort pour un service public durablement insuffisant.
Les usagers du RER D méritent des réponses, des actes et des compensations concrètes !



