À l’Assemblée nationale, j’ai interrogé le ministre du Travail sur un projet qui revient régulièrement hanter notre pays : précariser encore davantage la jeunesse au nom de la “flexibilité”.
1994 : contrat d’insertion professionnelle.
2006 : CPE.
2026 : le « CDI jeunes » porté par le MEDEF
Toujours la même recette. Toujours la même cible : les jeunes.
Sous couvert d’insertion, on voudrait nous vendre un contrat qui pourrait être rompu pendant trois ans sans motif, tout en l’appelant « CDI ». En dissimulant la vérité, le gouvernement camoufle une vague de précarité pour toute une génération. Un contrat qu’on peut rompre à tout moment sans justification, ce n’est pas un CDI. C’est une période d’essai géante. C’est l’insécurité permanente. C’est empêcher des milliers de jeunes de se loger, d’emprunter, de construire leur vie.
Pendant qu’on exige toujours plus d’efforts des salariés, des jeunes et des retraités, le Gouvernement continue de protéger les plus riches.
Aujourd’hui, 53 milliardaires possèdent plus que 32 millions de personnes. Depuis 2017, leur fortune a explosé grâce aux cadeaux fiscaux.
Ce choix politique est cohérent : réforme des retraites imposée en force, attaque contre le 1er mai, remise en cause du droit de grève dans les transports, affaiblissement du Code du travail. Tout est fait pour réduire les droits collectifs des travailleurs !
Comme le disait Ambroise Croizat : « Le patronat ne désarme jamais ».
J’interroge alors le ministre Farrandou : quand le Gouvernement cessera-t-il d’être la courroie de transmission du patronat, et commencera-t-il enfin à protéger celles et ceux qui vivent de leur travail ?



