C’est un projet autoroutier vieux de plus de 30 ans qui vise à mettre en concession près de 120 km (117,9 km) de routes, incluant la création de nouvelles sections d’une longueur de 61,6 km. Un projet d’un autre temps, totalement déconnecté des enjeux actuels.
Un désastre écologique
Ce projet va détruire 660 hectares de terres agricoles et 90 hectares de surfaces forestières. À l’heure où la préservation des sols est une nécessité, où chaque hectare compte pour garantir notre souveraineté alimentaire et protéger nos écosystèmes, il est absurde de continuer à bétonner toujours plus. L’A154/A120 représente un saccage environnemental en contradiction totale avec l’urgence climatique et la nécessité de préserver nos ressources naturelles.
Un gouffre financier et une opacité inquiétante
Le coût total de cette gabegie est estimé à 1,080 milliard d’euros, avec des subventions d’équilibre atteignant 240 millions d’euros – bien loin des 60 millions annoncés initialement par les défenseurs du projet. Ce grand écart budgétaire illustre non seulement l’opacité qui entoure ce projet, mais aussi le mépris affiché envers les contribuables.
Quant au coût du péage, il est passé de 6 € à 7,52 € entre 2015 et 2024, et rien ne garantit qu’il ne continue pas d’augmenter. Ce projet s’inscrit une fois de plus dans la logique absurde d’engraissement des compagnies autoroutières aux dépens des usagers et des finances publiques.
Une opposition massive et argumentée
En mai 2022, le CESER Centre-Val de Loire, saisi par une pétition citoyenne ayant recueilli plus de 5 000 signatures, a adopté à une large majorité une contribution sur ce projet. Ses conclusions sont accablantes : les études ne sont pas à jour sur les besoins auxquels l’A154 devrait répondre en 2030, et le projet a été décidé sans en peser toutes les conséquences. Autrement dit, nous avançons à l’aveugle, sans analyse sérieuse des impacts et des alternatives possibles.
Un modèle dépassé, des alternatives nécessaires
Le mythe du « tout-autoroute » est dépassé. Ce type de projet, coûteux et destructeur, ne répond plus aux enjeux de mobilité du XXIe siècle. Des solutions existent : modernisation des infrastructures ferroviaires, développement du transport en commun, rénovation des routes existantes… Plutôt que de détruire nos terres et nos forêts pour enrichir les sociétés concessionnaires, il est temps d’investir dans un modèle de transport respectueux de l’environnement et réellement bénéfique pour les citoyens.
L’A154/A120 est un projet d’un autre temps, un choix archaïque que nous devons combattre. Il est encore temps d’agir pour stopper cette aberration et exiger des alternatives durables et responsables !