Parler des violences faites aux femmes, ce n’est pas évoquer un “fait divers”.

C’est parler d’un système. D’un patriarcat qui, encore aujourd’hui, autorise certains à se croire propriétaires du corps, de la parole, de la vie des femmes.
Et ce système, il tue.

Derrière ces drames, il y a toutes celles dont on ne parle pas, celles qui survivent, celles qu’on ne croit pas, celles qui n’osent pas parler.

Aujourd’hui, en France, les violences conjugales et sexistes sont endémiques.
Entre 2020 et 2025, le nombre de viols ou tentatives de viol enregistrés par la police et la gendarmerie a plus que doublé. Les violences au sein du couple ont augmenté de près de 48 %. Pourtant, seuls 3 % des affaires de viol aboutissent à une condamnation définitive.

Une réalité encore méconnue explose : celle des suicides forcés.
En 2024, 906 suicides ou tentatives de suicide ont été recensés, en plus des 152 féminicides.

Ce ne sont pas des « drames familiaux » : ce sont des crimes.

Et notre département n’est pas épargné ! En Essonne, les violences intrafamiliales sont plus fréquentes que la moyenne nationale :

  • 4 à 5 victimes pour 1 000 habitant·es en 2023, contre 3,1 au niveau national.
  • Pour les violences conjugales : 11,4 femmes victimes pour 1 000 habitantes âgées de 15 à 64 ans, contre 10,6 au niveau national.
  • Au tribunal d’Évry : 116 demandes d’ordonnances de protection déjà déposées cette année.

Mais ces chiffres ne disent qu’une partie de la réalité : la majorité des violences ne sont jamais signalées. Des associations tiennent bon, mais dans des conditions indignes. Le problème n’est pas le manque d’engagement, c’est le manque de moyens.

La Fondation des femmes, le HCE, le CESE, tous s’accordent : il faut au moins 2,6 milliards d’euros, certains parlent même de 3 milliards, pour mener une politique digne de ce nom.

La France insoumise propose :

  • Un plan national de lutte doté d’au moins 1 milliard d’euros ;
  • La formation systématique de la police, de la justice, des soignant·es ;
  • La création massive de places d’hébergement ;
  • Des juridictions spécialisées ;
  • L’éducation à l’égalité dès l’école.

Et ici, en Essonne, nous portons aussi ces revendications concrètes :

  1. Des financements pérennes pour les associations féministes.
  2. Un droit réel au relogement pour les femmes et leurs enfants.
  3. Une formation obligatoire pour tous les professionnels.
  4. Une justice spécialisée, rapide, efficace.
  5. Une éducation au respect et au consentement, dès le plus jeune âge.

À toutes celles qui subissent : vous n’êtes pas seules. Notre responsabilité, c’est d’agir. Ici, maintenant. Je prends l’engagement de continuer à porter ces combats à l’Assemblée et dans notre département. Parce que l’égalité se construit, pas à pas, dans les luttes.

J’étais à un rassemblement ce soir à Vigneux-sur-Seine, pour la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Merci à celles et ceux qui ont rendu ce moment de lutte intense, merci pour les témoignages, les prises de paroles. Et aussi à Kristy Masta ainsi qu’aux percussionnistes de la Volière qui ont su nous mettre du baume au coeur !