Fier d’être présent aujourd’hui, à Saintes, aux cotés des cheminots, d’usagers et de leurs représentants qui se sont rassemblés pour défendre la prestation de services et refuser que le transfert vers une filiale soit présenté comme une fatalité.
Pourquoi transférer les agents alors qu’une prestation entre sociétés du groupe SNCF est juridiquement possible et déjà pratiquée ?
Avec la prestation, les cheminots restent salariés de SNCF Voyageurs, avec leur contrat, leur statut, leur ancienneté et leurs droits sociaux. Cette demande doit être entendue !
La direction était également présente aujourd’hui mais plutôt que de défendre les cheminots et d’assumer ce qu’elle a elle-même vendu à la Région, elle préfére faire croire qu’elle ne sait pas encore exactement où l’on va ! Quelle bonne blague !
La Région Nouvelle Aquitaine annonce d’ores et déjà que la convention va permettre d’économiser 17% du montant total tout en augmentant le nombre de circulations et donc le nombre de cheminots !

Une économie de cette ampleur ne tombe pas du ciel. Lorsqu’on annonce 17 % d’économies, il faut être capable de dire ce qui sera réduit : les effectifs ? Les moyens ? Les investissements ? L’organisation du travail ? Les conditions sociales ?
La filialisation pose précisément cette question. En sortant les agents du cadre SNCF Voyageurs, les garanties sociales peuvent devenir l’objet de négociations au niveau de la filiale. Le document présenté aux cheminots souligne notamment les risques portant sur les amplitudes de travail, les temps de repos et certains acquis sociaux.
Autrement dit, derrière le vocabulaire technocratique de la « filialisation » et des « économies », il y a une question très concrète : qui paiera la facture de la mise en concurrence ?

À Saintes, les cheminots demandent que l’on arrête avec cette course aux économies funestes et que l’on remette la question du service public et du service rendu aux usagers au cœur des discussions.
La prestation est une 1ére réponse et permet en plus de préserver la mutualisation des compétences.
Un rapport d’information du Sénat dénonce les effets de la fragmentation des activités — perte d’économies d’échelle, nouveaux coûts de coordination et investissements supplémentaires. Arrêtons ce gaspillage d’argent public et cette aberration sociale. L’ouverture à la concurrence ne va qu’aggraver les problémes. Arrêtons cette folie avant qu’il ne soit trop tard et qu’une catastrophe ne se produise.



