La hausse des prix du pétrole n’est pas une lointaine vue de l’esprit. Si les ministres, parisiens et disposant d’un chauffeur ne sont pas impactés, c’est une réalité brutale pour des millions de personnes dans notre pays.
Aller travailler, se former, vivre tout simplement devient chaque jour plus difficile.
Les prix à la pompe s’envolent, les compagnies pétrolières s’en mettent plein les poches et pendant que les factures explosent, le gouvernement regarde ailleurs.
Nos villes en Essonne sont particulièrement impactées. Pour se déplacer, il est aujourd’hui impensable de se passer de la voiture. Entre les suppressions de RER, les retards et les absences de bus à répétition, les Essonnien-nes se retrouvent condamné-es à devoir payer une essence hors de prix.
Pourtant, des solutions existent — notamment en misant sur les transports en commun. Des mesures immédiates et efficaces sont déjà mises en œuvre ailleurs en Europe. En Lituanie, les prix des billets de train ont été divisés par deux. D’autres pays ont pris des mesures similaires pour protéger leur population et encourager les transports du quotidien.
Pourquoi pas en France ?
Aujourd’hui, trop de nos concitoyens n’ont pas le choix : ils prennent leur voiture parce que le train est trop cher, trop rare, ou les deux. Ce n’est pas une fatalité, c’est le résultat de décisions politiques.
Nous refusons que la mobilité devienne un privilège. Face à l’urgence sociale et écologique, il faut agir immédiatement :
- Baisser fortement les prix des transports publics en proposant par exemple un tarif unique comme cela a été fait en Allemagne ou encore l’été dernier avec le Pass Rail.
- Mettre en place un véritable tarif social accessible à toutes et tous.
- Geler toute hausse des tarifs.
- Investir massivement dans le rail et les transports du quotidien.
Ce qu’ont fait d’autres pays, nous pouvons le faire. Ce qu’ils ont compris, nous devons l’imposer : face à la crise énergétique, protéger les usagers est un choix politique.
La bifurcation écologique ne se fera pas contre les gens. Elle se fera avec eux — en rendant les transports publics accessibles, fiables et abordables.
C’est une question de justice. C’est une question de dignité !



