Du fric pour l’école publique !

Ce mardi 1er avril, un important rassemblement s’est tenu devant la DSDEN à Évry. Parents, enseignants, personnels éducatifs et militants se sont réunis en nombre à l’appel des syndicats CGT Éduc’action et Force Ouvrière. Tous ont exprimé avec force leur ras-le-bol face à la dégradation des conditions d’enseignement dans l’Essonne, et exigé des moyens à la hauteur.

Plusieurs établissements étaient présents, notamment les collèges Mozart et Delalande, ainsi que le lycée Ader d’Athis-Mons. Ces établissements font face à une hausse démographique importante, des locaux dégradés et un manque de personnel criant en vie scolaire. Malgré ces alertes répétées, aucune réponse structurelle n’est apportée.

Ce rassemblement fait écho à une mobilisation plus large, dans un contexte d’abandon progressif de l’école publique dans notre département : remplacements non assurés, postes supprimés, fermetures de classes prévues à la rentrée, et un désengagement de l’État face à l’ampleur des besoins.

Les syndicats ont réclamé des mesures immédiates :

  • Le recrutement immédiat d’enseignant·es pour assurer tous les remplacements, dès le premier jour d’absence.
  • Le respect des spécificités des remplaçants (BR FC et REP+), ainsi que des droits statutaires de l’ensemble des personnels.
  • Le maintien et le renforcement des moyens pour les établissements en réseau d’éducation prioritaire renforcée.
  • Des moyens pour la prévention, la vie scolaire, les infirmier·es, les médiateur·rices, les assistant·es sociaux·ales.

Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte d’alarme générale. Les rixes se multiplient dans le département. Yerres a récemment été endeuillée par la mort tragique d’un lycéen poignardé en pleine rue. L’Essonne est le département le plus touché par les violences entre jeunes.

Et pourtant, les moyens manquent partout : dans les établissements scolaires, dans les commissariats, dans les structures de prévention. Il est urgent de recréer du lien, de restaurer les services publics et de proposer un accompagnement éducatif renforcé. Ce n’est pas par des discours sécuritaires ni des caméras qu’on éteindra la violence. Le tout-sécuritaire ne résoudra rien si l’on continue d’abandonner les missions fondamentales de l’école. C’est seulement la prévention et l’éducation qui permettront d’enrayer la spirale. Il faut des adultes formés, présents, stables autour de la jeunesse.

La réalité, c’est la suppression des postes de prévention spécialisée dans 20 villes du département par le Conseil départemental, la pénurie de remplaçants dans les écoles, les droits bafoués des enseignants, l’effondrement des conditions d’accueil des élèves, en particulier en éducation prioritaire.

Nous, élu.es insoumis.es, continuons de porter ces exigences à l’Assemblée nationale. Nous réclamons une carte élargie de l’éducation prioritaire, notamment pour intégrer le collège Montesquieu à Évry-Courcouronnes, et appellons à un plan massif d’investissement pour les services publics éducatifs

L’Éducation n’est pas une variable d’ajustement budgétaire : c’est une priorité pour la République.


La France insoumise porte des propositions concrètes :

  • Un plan de recrutement de 200 000 agents dans l’Éducation nationale.
  • Une carte élargie de l’éducation prioritaire, adaptée à la réalité sociale des territoires.
  • Le doublement des moyens pour la prévention spécialisée.
  • Une augmentation des salaires pour les personnels éducatifs et médico-sociaux.
  • Le rétablissement d’un grand service public de l’Éducation, avec des moyens à la hauteur de la jeunesse.